L’étoile argentée et la petite souris [vidéo]

Une étoile filante couvrit le ciel d’une lumière argentée. Elle alla se déposer près de l’oreille de la petite souris. Celle-ci était fatiguée et dormait à poings fermés. Son coeur était triste cette journée-là, car son amie avait refusé d’entendre parler de Jésus. Et aussi parce que les garçons dans la classe de français, avaient trop dérangé. La professeur avait puni toute la classe, et la petite souris, Charlotte, s’en trouvait bien tourmentée.

Le lendemain matin, elle entendit tout près de son oreille un bruissement doux et magique. N’y portant pas trop attention, elle se leva d’un bond! Aujourd’hui étant une journée pas comme les autres, la petite souris sortit de son lit tôt le matin. Sans précaution, elle ouvrit la vieille porte de sa chambre et monta rapidement l’escalier. Elle dut retourner se coucher. Sa maman voulant lire sa Bible et prier tranquille l’embrassa et lui dit de se reposer. Juste encore un peu.

Enfin, l’horizon s’éclaircit et dévoila des rayons miroitants. Sautant du lit, Charlotte réveilla sa petite soeur. Bien sûr, elle ne pouvait contenir sa joie. Elle devait la partager avec Rose. Les deux souris, en un instant, venaient de débuter leur journée. Une journée pas comme les autres. Car dans la vie de Charlotte aucun jour n’est banal. Chaque heure trouve son projet. Chaque minute son idée. Chaque seconde un être à aimer.

C’était le jour d’anniversaire de la souris. Le 10 décembre était encerclé sur le calendrier depuis des mois, et c’était enfin le matin tant attendu. Petit déjeuner englouti, la souris brosse ses dents trop rapidement, peigne ses cheveux avec élégance et enfile son uniforme terne. Il n’a toutefois rien d’ordinaire sur cet enfant. Car l’étincelle doucement déposée durant la nuit faisait d’elle une enfant princière.

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Malgré le soleil du matin, la journée ne s’annonçait pas aussi lumineuse. Elle débuta son premier cours en poussant sur ces petites pattes et en pliant les genoux. Redressement assis, pompes et sauts divers devaient être parfaitement exécutés. Elle détestait son cours de gym. Mais y mettait tout son coeur. En levant sa tête lors de la sixième pompe, elle aperçut à la fenêtre, le matou du quartier. Il tirait avec peine son bol de crème. Charlotte se dit avec frayeur qu’il voulait sûrement le caché, égoïste qu’il était.

À la récré, une amie refusa de jouer avec elle. La petite souris avait pourtant tout planifié. Elle voulait construire une maison pour leur ami l’écureuil. Celui-ci leur rendait visite régulièrement et Charlotte lui avait ramassé des glands. Elle avait eu l’idée de construire une maison pour que son ami soit confortable durant l’hiver éminent. Mais la voilà toute seule. Et elle ne pouvait pas soulever les branches aussi facilement. Nullement désespérée, elle partit trouver une autre amie qui voudrait bien l’aider.

Dans son excitation, elle ne remarqua pas le piège qu’avait tendu le matou. Celui-ci ne cachait pas son bol par égoïsme, mais par gourmandise. Il voulait attraper une souris. Il avait faim.

Charlotte courrait vers son amie Kasey en lui criant : « viendrais-tu m’aider! ». Lui expliquant la situation, Kasey commença à marcher avec Charlotte vers l’endroit idéal pour construire une magnifique demeure pour l’écureuil leur ami. Placotant de leur projet, Kasey et Charlotte tombèrent nez premier dans le bol de lait profond et rempli.

Nageant de toute leur force les deux souris tremblèrent d’effroi! Comment allaient-elles sortir de ce bol immense. Elles ne touchaient pas au fond et ne pouvaient atteindre le bord pour s’y agripper et se libérer. Elles continuaient de nager sans parler. Plusieurs minutes passèrent sans qu’une autre souris entende leurs cris. La cloche avait maintenant sonné, et plus personne ne remarquerait leur désespoir.

La peur tournait autour des deux amies, aussi rapidement que leurs petites pattes. Elles ne perdirent pas espoir, au début. Puis, un petit rayon de l’astre éclatant et lumineux fit briller une lueur d’espoir. L’étincelle déposée la veille brilla dans le coeur de Charlotte. L’Esprit de son papa céleste lui révéla une vérité qu’elle avait lue dans la Bible un soir avant de se coucher :

Bien plus, nous sommes fiers même de nos détresses, sachant que la détresse produit la persévérance, la persévérance la victoire dans l’épreuve, et la victoire dans l’épreuve l’espérance. Or cette espérance ne trompe pas, parce que l’amour de Dieu est déversé dans notre cœur par le Saint-Esprit qui nous a été donné. Romains 5.3-5

La détresse produit la persévérance. Lorsqu’elle vivait une situation difficile, Charlotte avait appris à prier. Mais elle n’avait jamais vraiment vécu de malheur plus intense que les chicanes avec sa tannante soeur. Elle vivait ce jour-là, sa première grande détresse. Elle n’avait aucune idée de comment survivre, dans ce bol de crème, sans nager ardemment. Ces petites pattes commençaient à se fatiguer après tous les sauts qu’elle avait exécutés plus tôt.

Ne pouvant faire rien d’autre, elle se mit à prier. À voix haute. Elle priait doucement au début, car son souffle lui manquait, mais plus elle parlait et plus sa foi s’anima au rythme de son coeur. Et sa faible voix se changea en cri puissant. « Papa céleste, j’ai besoin de toi! ». L’Étincelle brillait de plus belle sur sa tête, sans qu’elle-même en fût consciente. Elle était remplie de l’Esprit du Dieu vivant. Elle expérimentait l’amour de Dieu.

Soudainement, Kasey qui était stupéfaite de toute cette situation, cria joyeusement : « Charlotte, la crème, elle devient solide! ». Charlotte étant encore dans ses pensées de prières n’avait pas remarqué que la crème s’était transformée en beurre…

Or cette espérance ne trompe pas, parce que l’amour de Dieu est déversé dans notre cœur par le Saint-Esprit qui nous a été donné.

Bonne fête, ma Charlotte N’arrête jamais de prier xx


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