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Quand l’obéissance nous fait faire des boîtes

Plusieurs d’entre vous savent déjà que notre famille a changé d’Église l’année dernière. J’explique d’ailleurs plus en détail notre cheminement dans cet article. Nous avons quitté l’Église que mon mari avait implantée à Laval, convaincus que Dieu nous dirigeait vers un nouveau ministère sur la grande île.


À vrai dire, nous ne comptions pas déménager. Nous souhaitions rester dans le beau quartier de Sainte-Rose où nous vivons depuis bientôt huit ans. Nous étions confortables et heureux dans notre semi-détaché lavallois. Rien, humainement parlant, ne nous poussait à partir.


Mais au fil des mois, il est devenu de plus en plus clair que mon mari est appelé à implanter d’autres Églises tout près de Montréal. Nous avons aussi réalisé combien il est difficile d’encourager, de soutenir et d’influencer les gens de notre communauté à distance, par Zoom ou par téléphone. Le ministère du Seigneur se vit en présentiel, autant que possible.


Nous avons donc pris la décision de déménager autour de Noël. Un soir, en revenant d’un merveilleux spectacle de Gregory Charles, nous n’avions encore aucune certitude concrète. Pourtant, à travers nos lectures dans la Parole et de nombreuses conversations remplies de sagesse, une conviction grandissait en nous : Dieu nous appelait à faire ce pas de foi.


De nombreuses craintes ont assailli mon cœur. J’ai lutté pendant plusieurs jours. Dieu me demandait-il réellement de déménager à quelques kilomètres seulement, dans la grande cité montréalaise? Passer d’une maison à un appartement est un véritable bouleversement émotif. Passer de propriétaire à locataire peut donner l’impression d’une régression. Se départir de souvenirs, de meubles, et même de mon piano est, bien sûr, déchirant. À nous quatre, nous possédons plus de 1200 livres! Et qu’en est-il de ma boutique et de tous les produits Une petite influence? Où entreposer toutes ces ressources? Mon mari et moi travaillons de la maison — comment pourrions-nous encore avoir un bureau à Montréal?


Je ne vous écris pas ces choses pour faire pitié, mais pour exposer la réalité : suivre Jésus est coûteux. Suivre Jésus est exigeant. Suivre Jésus met en lumière les idoles de nos cœurs. Suivre Jésus nous oblige à tenir nos biens, nos rêves et notre confort avec des mains ouvertes. Et pourtant, le Seigneur est si bon.


Aussitôt la décision prise, aussitôt la paix s’est installée. Est-il vraiment essentiel de garder mon piano et tous mes livres? Est-il si stratégique, pour le Royaume, d’être parfaitement confortable? D’autres, avant moi, ont tant souffert pour l’Évangile. Je ne connais presque rien de ces souffrances. Si je dois me départir de quelques biens terrestres pour obéir, alors je le ferai avec reconnaissance.



Dans ce périple de vente de maison et de recherche d’appartement, la fidélité de Dieu s’est manifestée avec une douceur désarmante. Notre maison s’est vendue en moins de six jours, avec un surplus inattendu. Nous avons aussi trouvé notre futur appartement bien plus rapidement que nous l’aurions imaginé. À chaque étape, le Seigneur nous a précédés. Il a ouvert les portes au moment juste, il a calmé nos inquiétudes, il a pourvu avec une précision qui dépasse nos calculs. Et nous savons qu’il continuera de le faire, pas à pas, comme il l’a toujours fait.


Les transitions ne sont jamais faciles. Mais lorsque l’on obéit au grand Roi qui gouverne notre vie et que nous sommes à l’écoute de l’Esprit pour sa direction, la paix envahit inévitablement nos cœurs et prend la place de tous les inconforts. Chaque fois que j’ai vécu de grandes transitions, alors que l’inquiétude et la fatigue émotionnelle m’étouffaient, j’ai tenté, dans ma grande faiblesse, de rechercher cette paix. Car lorsqu’on l’a goûtée une fois dans sa vie, on ne peut que vouloir la recevoir à nouveau.


La paix de Dieu est incroyable! Elle vivifie l'âme la plus apeurée! Et laissez-mois vous assurer que je n'ai jamais obtenue la paix divine lorsque j'étais confortable. Elle s'est toujours présentée à moi dans les moments les plus vulnérables, lorsque j'étais en marche vers l'obéissance.

Et oui, les Labelle déménagent encore! Pas parce que ça nous tente, mais parce que nous voulons suivre Jésus coûte que coûte, jusqu'au bout!


« Oubliant ce qui est derrière et me portant vers ce qui est devant, je cours vers le but pour remporter le prix de l’appel céleste de Dieu en Jésus-Christ. » Philippiens 3.13b-14

Si vous pouvez prier pour moi, voici quelques requêtes :


  • Notre déménagement aura lieu à la fin avril. D’ici là, je dois remettre six travaux pour mes études — durant la même semaine que le déménagement — et lire plus de mille pages pour mes cours. Priez que Dieu me soutienne, qu’il me donne l’énergie, la concentration et la persévérance nécessaires pour tout accomplir;

  • Les filles vont bien malgré cette transition. Priez que Dieu dépose dans leur cœur une joie particulière et un sentiment d’appartenance dans notre nouveau quartier;

  • Jonathan est lui aussi très occupé. Priez que Dieu le dirige avec clarté et sagesse dans chacune de ses responsabilités.


Merci, chers amis, pour votre soutien si précieux.

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